Deuxième volume de la période CBS (1971 à 1986), ce disque couvre les années 1981 à 1986. Si, entre 1976 et 1986, Trenet n'enregistre pas, c'est qu'il a fait ses adieux à l'Olympia en avril 1975. Le live de cette scène est donc un peu son testament. Heureusement, en 1977, Daniel Colling l'invite au premier Printemps de Bourges et tout recommence ! Le public de la jeune génération découvre son côté provocateur, plein d'humour et poétique à la fois, et l'adopte au même titre qu'un Higelin. Ni son âge ni ses moeurs ne gênent ces passionnés de la chanson issus du baby boom. Après un nouveau triomphe à la fête de l'Humanité en 1978 – il chante devant 30 000 personnes – de nombreux artistes (Nougaro, Duteil, Legrand, Debout, Cora Vaucaire…) lui rendent un hommage en juillet 1981 au théâtre des Champs-Élysées. Durant ces cinq années Mitterrand, même si on rejette sa candidature à l'Académie française en 1983 (pardonnez-leur, ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient…), Trenet livre de nombreuses chansons d'excellente facture : "Juste pour rire", qui donnera son nom à la société de son dernier producteur Gilbert Rozon (à partir de 1987), "Les Accordéons", "Moi, je vends du blues", "L'Écologiste", "La Flûte du maire", "Rodéo d'amour", "Coeur absent", "Gruissan mes amours", "Vrai, vrai, vrai"… Malheureusement ces dernières n'ont pas rencontré le succès. --A. B.